LABGAR/Le roi Bouna Alboury creusait des puits ,notre sous-préfet ( Dodji )coupe des robinets(Par Ousmane Mangane)

En 1931,Bouna le dernier roi du Djolof creuse le 1e bassin de rétention d’eau du Sénégal à Labgar dans le cadre du fonçage d’environ 70 puits hydrauliques dans le Djolof .Quel sens républicain!Quelle grandeur d’âme!
85 ans après un préfet senegalais fait prés de 40 km (de Dodji à Labgar ) pour couper des robinets bien escorté à l’image d’un chef de Canton.La seule faute des consommateurs est de dénoncer la gestion nébuleuse du forage où la coloration politique souille l’eau .Le liquide précieux ne devient plus incolore à Labgar.Ses populations s’insurgent en outre contre l’augmentation non justifiée du m3 d’eau à leur insu .Cela confirme cette maxime tout ce qui se fait pour vous,sans vous et contre vous.Ainsi,ils décident de ne payer la facture jusqu’à nouvel ordre pour s’inscrire dans cette dynamique: »Un homme qui a la confiance de son peuple ne doit ni lui mentir,ni lui soutirer des sommes d’argent où des vivres qui lui étaient destinés « nous apprend-t-on au Djolof .Face à cette situation ,le sous -préfet de la zone basé à Dodji qui devrait le grand médiateur lance l’opération commando du PSE,Plan Sénégal Sans Eaux à Labgar dans cette partie de la zone silvo-pastorale.Est-cela chers compatriotes,l’Acte3 de la décentralisation ,Oui ça pouvait être digne d’une épisode d’un film burkinabé.Quelle formule magique de la politique du bâton à la place de la concertation ou du débat des idées.Où sont passés les 15 points du referendum qui chantaient à longueur de journée ,renforcement de la démocratie?C’est ça l’émergence dans le Djolof où quelques groupes loin des radars se comportent ainsi face à nos parents ,avec un silence presque total de nos maires ,quelle honte.Il faut du courage et de la générosité pour dénoncer cela.Quand un peuple est opprimé ceux qui ne disent rien sont du coté de l’oppresseur .Il faut apprendre à certains cette règle de base qu’administrer n’est pas commandement mais plutot management.Quel recul dans le Djolof .Ses citoyens n’ont-ils pas le droit dans le cadre de la gestion participative d’exiger plus de transparence dans la gestion du forage.Je dénonce du fond du cœur,Vive Labgar,votre fils vous salue…
Ousmane Mangane
journaliste
Originaire de Labgar .

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